Partir ou rester ? Le film sénégalais « Touki Bouki » plus que jamais d’actualité

C’est l’histoire de Mory berger sénégalais et d’Anta étudiante à Dakar. Tous les deux veulent quitter le Sénégal pour un monde qu’ils rêvent meilleur. Le scénario du film « Touki Bouki » sorti en 1973 et qui devait être projeté lors de cette Nuit des idées 2018, colle à l’actualité. Plus de 40 ans après, la question de la migration reste cruciale.

 

Mory, un berger venu à Dakar pour vendre son troupeau rencontre Anta, étudiante à l’université. Ensemble, ils chevauchent une moto, un crâne de vache monté sur le guidon et rêvent de partir en France, de quitter le Sénégal et l’Afrique. Tous les moyens sont bons pour trouver l’argent nécessaire au voyage. Mory vole même les vêtements et l’argent d’un homme riche qu’ils  ont invité chez eux. Mais au moment de partir, seule Anta prend le bateau pour l’Europe. Mory , lui, reste et retourne à ses racines.

Il est question du choix qui préoccupe toute une génération de jeunes Africains. Faut-il rester en Afrique, attaché à sa culture, à ses traditions ou faut-il partir, renoncer à son pays pour se construire un avenir meilleur ? Est-ce un choix égoïste ? Ou une aspiration légitime ? Et derrière cette alternative se pose la question du développement endogène de l’Afrique.

« Touki Bouki » le troisième film du réalisateur Djibril Diop Mambéty, sorti en 1973, était au programme de ce 25 janvier 2018 à la Cinémathèque d’Alger à 18h00, pendant cette Nuit des idées. Cependant l’autorisation de projection du film n’est jamais arrivée à temps selon Samira Akliouat du centre algérien de la cinématographie .

Badreddine Mallik

 

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