Trois questions à Nassim Rouchiche organisateur des débats de la Nuit d’Alger

Qui est le public de la Nuit des idées ?

« Notre intérêt est de toucher un public le plus large possible. D’occuper l’espace. Il y a bien sûr les habitués, les inconditionnels de l’Institut mais nous touchons aussi un public différent quand nous sortons dans une librairie ou un lieu d’exposition comme les Ateliers sauvages. Il y a parfois de bonnes surprises ».

Qui sont les partenaires de l’Institut français pour cette Nuit ?

« Une librairie l’Arbre à dires et un lieu alternatif les Ateliers sauvages sont nos partenaires mis aussi la Cinémathèque. Dans le cas de la librairie, il s’agit de soutenir les éditeurs et une nouvelle génération d’écrivains. Il s’agit de s’éloigner d’une littérature et d’une pensée de la déception. Il faut décoloniser la pensée africaine.La Nuit des idées a lieu en même temps par exemple que la sortie de « Bled », le nouveau roman de l’écrivain Tierno Monénembo. Né en Guinée en 1947, Tierno Monénembo a enseigné en Algérie de 1979 à 1983 et c’est au bled que son imaginaire le ramène.  »

Pourquoi l’Afrique est au centre des tables rondes de cette Nuit des idées à Alger ?

« J’ai tendance à dire mais c’est personnel que l’Algérie c’est aussi l’Afrique. L’Algérie a toute sa place pour promouvoir des idées. Il faut dépasser le découpage traditionnel du Maghreb. Si on parle de l’art contemporain de l’Afrique, on se rend compte qu’il prend de la valeur mais ce n’est pas un effet de mode. Mais cet art est le reflet d’une pensée profonde qui a un impact sur les sociétés africaines. »

Nassim Rouchiche est le responsable délégué du bureau du livre à l’Institut français en Algérie.

Entretien avec Assia Kebacha

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