Profession : iconographe

Profession : iconographe

« Iconographe : écrire l’image », explique d’emblée Laetitia Guillemin. Son métier est peu connu du grand public, il tient pourtant un rôle central dans la diffusion de la photo. Visa pour l’image est pour l’association nationale des iconographes (Ani) un immense « marché », mais pas seulement. 

« Puis-je avoir sur une même photo des personnages de tous âges et les nouvelles technologies ? » Voilà le genre de demande que reçoit Laetitia Guillemin. Indépendante, cette iconographe travaille pour : la presse papier et le web, l’édition ou encore le monde de l’art. La formation au métier est d’ailleurs informelle : « Certains viennent de l’histoire de l’art, d’autres de la documentation visuelle ou encore de la photographie ». L’iconographe est le pivot entre les photographes et les diffuseurs. « Un métier qui tend à disparaître », souvent considéré comme superflu dans un contexte de réduction de budget.

Laëtitia Guillemin est passée par le cinéma et la photographie. Une bonne école pour affûter ses goûts esthétiques. Elle a également dû acquérir des connaissances technologiques, juridiques et journalistiques. Et c’est justement cette diversité qui la stimule. « J’apprends tous les jours dans mon métier. Quand je dois travailler avec des magazines sportifs ou scientifiques, je dois comprendre de quoi on parle », explique-t-elle. Une nécessité pour s’adapter aux besoins des clients. « La presse quotidiennes veut des illustrations qui doublonnent le texte alors que pour les magazines, je dois aussi illustrer des concepts. C’est plus libre et subjectif ».

La semaine professionnelle de Visa pour l’image est l’occasion pour les photographes de montrer leur travail à l’Ani. Une formidable « matière première » pour les iconographes, et de précieux conseils pour les photographes arrivant sur le marché. Parmi les 300 photographes reçus par l’ANI cette semaine, il y avait Paolo Marchetti qui a reçu mercredi le Prix Ani-PixPalace.

 ANAÏS AMANS ET SANDRINE MICHELIER

Laëtitia Guillemin est iconographe : un pivot entre les photographes et les diffuseurs d'images.(Crédit Anaïs Amans)